Jésus de Nazareth

Au début du premier siècle, les gens se posaient beaucoup de questions sur Dieu. Un grand nombre de maîtres enseignaient à ce sujet. Jésus apparaît dans les années 30. Il est de Nazareth en Galilée, une des régions de l'ancien pays d'Israël, occupé alors par les Romains. C'est un maître juif. Il enseigne, il guérit des malades et il accueille tous ceux qui viennent à lui. Il dit des choses étonnantes sur Dieu et sur l'amour de Dieu pour tous. Les chefs religieux de son temps le font condamner à mort par les Romains, et il est cloué sur une croix.

Jésus avait des disciples, c'est à dire des gens qui écoutaient son enseignement et le suivaient. Or, ceux-ci affirment que Dieu l'a réveillé de la mort : Jésus est vivant, même s'ils ne peuvent plus le voir.

Très vite, les disciples de Jésus répandent leur foi. Voici ce qu'ils annoncent : Jésus est le Messie que le peuple juif attendait, c'est à dire celui que Dieu a choisi pour sauver les êtres humains. En grec, "Messie" se dit "Christ". De nouvelles communautés religieuses naissent un peu partout. Elles donnent à Jésus le nom de Jésus-Christ. Leurs membres s'appellent les chrétiens, c'est à dire ceux qui croient en Jésus, le Christ.

Le Nouveau Testament

Au début, les disciples de Jésus ont parlé de leur maître de façon orale. Ils ont dit comment Jésus avait changé leur vie. Au bout d'un certain temps, avec la disparition des premiers témoins, il a été nécessaire de mettre par écrit ce qui concerne Jésus. C'est ainsi que le nouveau Testament est né.

Il est la deuxième partie de la Bible chrétienne. Le mot "testament" vient d'un mot qui signifie aussi "alliance". Une alliance est un traité de solidarité entre des personnes ou des peuples. Dans la Bible, c'est toujours Dieu qui est à l'initiative de l'alliance avec les êtres humains. Le Premier Testament, que les chrétiens appellent Ancien Testament, réunit les premiers écrits de la première alliance. Ces écrits forment les Livres Saints des Juifs, c'est-à-dire des membres du peuple d'israël en tant que peuple de Dieu.

Le Nouveau Testament parle de l'alliance renouvelée par Jésus de Nazareth. Il s'agit de l'alliance que Dieu établit par son Fils Jésus-Christ ou nouvelle alliance. Elle met fin à la séparation qui s'était installé entre Juifs et non-Juifs. Elle concerne tous les êtres humains. La personne, l'enseignement et les actions de Jésus sont au cœur du Nouveau Testament.

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Cette troisième visite est consacrée à la Rome paléochrétienne. Le mot "paléochrétien" est relatif aux premiers chrétiens, ainsi qu'à leur art.  Or l'art est ici au service d'une cause religieuse. il m'est donc apparu important de mettre en introduction une présentation de Jésus de Nazareth, l'homme qui est à l'origine de cette grande religion du monde contemporain, ainsi que les grands fondements de celle-ci. Cette présentation est celle qui est faite dans la bible "Parole de Vie" éditée en 2002 par l'Alliance Biblique Universelle.

Les commentaires qui accompagnent les photos reprennent très largement ceux que nous a prodigués Roberta, la guide conférencière de cette visite. Les textes en italiques sont des ajouts de ma part puisés dans le guide Vert Michelin ou dans le guide du Routard consacrés à Rome. Ils peuvent être ignorés par le lecteur pressé sans que cela ne gêne sa compréhension du reste.

Certains ajouts sont aussi des commentaires personnels issus de recherche bibliographique sur Internet. Un certain nombre de mot relatifs à la religion catholique ne sont pas ou peu expliqués et le lecteur souhaitant avoir d'avantage d'explications est invité à cliquer sur les liens hyper-textes que j'ai laissés.

Le point de rendez-vous de cette visite, est la Piazza di Santa Maria Maggiore.

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Comme de nombreuses places, nous trouvons une fontaine (voir photo ci-dessus) dont l'ombre offerte nous permet d'écouter les explications de Roberta au sujet de cette basilique qui est l'une des quatre basiliques qui reçurent le titre de "majeur" (avec Saint-Jean de Latran, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Pierre) ou "papale" et jouit du privilège d'extra-territorialité (comme les trois autres basiliques majeures) conféré par les accords de Latran entre la République italienne et l'Eglise de Rome.

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Cette place se trouve au sommet du col Esquilin. La tradition rapporte que le 5 août 356 de la neige serait tombée en ces lieux. Vu la latitude de Rome et, qui plus est, la saison, ce phénomène météorologique était extraordinaire pour la population de Rome. Le pape Libère Ier déclara qu'il avait eu une vision dans laquelle Marie lui avait demandé de construire une église en son honneur et que le lieu d'édification serait indiqué par de la neige. En référence au sanctuaire financé par le pape Libère Ier, la basilique est parfois appelée Basilica Liberiana ou Basilica Santa Maria della Neve (Sainte-Marie-des-Neiges).

Au 5ème siècle, le pape Sixte IV transforma  l'édifice du pape Libère en une basilique dédiée à la gloire de Marie. Cette décision a été prise un an après le concile d'Ephèse au cours duquel le patriarche de Constantinople Nestorius n'acceptait pas de conférer à Marie le titre de Mère de Dieu (Marie Theotokos). Pour ce dernier, le Christ était né homme et n'était devenu fils de Dieu qu'au moment de son baptême.

L'édifice initiale a été ensuite maintes fois remaniée par les papes qui se sont succédés afin de contribuer à la gloire de Marie. Elle offre ainsi au visiteur l'ensemble des grandes étapes stylistiques de l'art chrétien. La photo ci-avant montre un détail de la façade avant qui est de style baroque. La bénédiction urbi et orbi était donnée par le pape depuis le balcon. Derrière, on voit un détail du campanile, de style roman, d'une hauteur de 78 m, ce qui en fait le plus haut de Rome.

Il a été construit par Grégoire XI lors de son retour d'Avignon à Rome au sommet de celui-ci on été installées cinq cloches. L'une d'elle, la "dispersée", répète chaque soir a vingt-et-un heures, par un son unique, l'appel à tous les fidèles (source : site du Vatican).

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Comme les autres basiliques majeures, la basique de Sainte Marie Majeur est dotée d'une "porte sainte" ouverte solennellement par le pape la veille de Noël pour marquer le début d'une l'année jubilaire. Celle de la basique de Sainte Marie Majeur présente une particularité : elle est située à gauche, tandis que pour les autres, la porte est à droite. La raison est que Marie était une femme alors que les autres basiliques sont dédiées à des hommes : Jean, Paul et Pierre. Il est à noter que cette porte est murée. Elle est ouverte symboliquement par le pape en frappant trois coups avec un marteau. Les maçons démolissent ensuite la paroi qui cache la porte. L'année suivante, la porte est refermée symboliquement par le pape en mettant de la chaux avec une truelle puis en posant trois briques, ainsi que quelques pièces en or et en argent. Les maçons poursuivent ensuite le travail du pape. Depuis 1975, la Porte sainte des quatre basiliques papales a des battants et le pape referme simplement ces derniers.

"Jubilé" vient de l'hébreu "yobel" : bélier, cor, trompette. Dans la tradition juive, le temps est déterminé par la semaine rythmant le travail et le repos : six jours consacrées au travail et le septième, appelé le sabbat, qui est un jour de repos car dédié à Dieu. Il en est de même pour les années (Lévitique, chapître 25) : après six années de culture, la septième était une année de repos pour la terre. Après sept semaines d'années (7 X 7 ans) suivait une année sainte où le peuple juif était convoqué au son des trompettes en corne de bélier, pour fêter la libération des esclaves, la remise des dettes, la juste répartition de biens.

En 1300, le pape Boniface VIII décida d'instituer une année jubilaire dont le principe est de libérer des peines temporelles encourues par le fidèle pour ses péchés (le libérant ainsi d'un long séjour au purgatoire) en échange de certaines actions qui étaient précisées dans son décret : renoncement au péché, confession, communion et pèlerinage dans sept sanctuaires de Rome, notamment les quatre basiliques majeures de Rome. A partir de 1400, ces années jubilaires se sont succédées tous les 25 ans. Les conditions particulières de l'Indulgence sont précisées par décret du pape.

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L'intérieur de la basilique (voir photo ci-dessus) est divisé en trois nefs par deux rangées de colonnes de style ionique. Au fond, se trouve un arc triomphale et l'abside. Il n'y a pas de transept. Malgré les transformations, l'intérieur reste un exemple d'architecture paléochrétienne, directement inspiré des basiliques judiciaires de l'Empire romain. Les nefs latérales ont été couvertes de voûtes au moment de la Renaissance.

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Le plafond de la nef centrale est ornée d'un plafond à caissons de style Renaissance réalisé sous les ministères des papes Calixte III puis Alexandre VI. Les caissons auraient été dorés avec le premier or ramené du pays incas (Pérou aujourd'hui) et offert par les souverains espagnoles Ferdinand et Isabelle au pape Alexandre VI.

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Le pavement de la Basilique est dit "cosmatesque", qualificatif construit à partir du nom des Cosmati qui fut une grande famille de marbriers et d'ornementalistes romains aux 12ème et 13ème siècle. L'idée originale de cette famille était de récupérer les chutes de marbre utilisé pour la réalisation des ornements afin de faire des motifs géométriques sur le sol, au point de suggérer la présence de véritables tapis au sol (voir photo ci-avant).

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En dessous de l'arc triomphal orné de mosaïques du 5ème siècle (à observer afin d'apprécier la vivacité des premières mosaïques chrétiennes), se trouve un baldaquin qui en impose avec ses quatre colonnes de porphyre où s'enroulent des rameaux en bronze.

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La photo ci-dessus montre le travail minutieux d'entretien des dorures du grand autel. Comme il s'agit d'une basilique papale, seul le pape (où une personne désignée par lui) est habilité à célébrer la messe sur cet autel.

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En dessous de l'autel, il y a un hypogée abritant une urne d'argent contenant des fragments de bois que la tradition orale rapporte comme ayant appartenu à la Crèche où fut déposé l'enfant Jésus après sa naissance.

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En face de cette urne, se trouve une statue de marbre représentant le pape Pie IX (pape du dogme de l'Immaculé Conception), en prière.

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Je ressorts de la basilique avec les yeux encore éblouis par tous ces jeux de lumières qui règnent à l'intérieur de cet édifice.

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Je regrette de ne pas avoir eu d'avantage de temps pour apprécier les mosaïques du 5ème siècle de l'arc triomphal, ainsi que celles de l'abside ou encore les panneaux de mosaïque qui se trouvent le long des murs latéraux de la nef centrale, afin d'en apprécier la naïveté des représentations (la photo ci-dessus représente Melchisédech qui vient à la rencontre d'Abraham, la mosaïque se trouve à gauche de la nef central au niveau du chœur de la basilique) . Mais une matinée passe très vite et il est nécessaire de faire des choix. Je le ferai peut être à l'occasion d'un deuxième séjour. En attendant, Roberta nous invite à la suivre dans les rues de Rome pour aller à notre deuxième étape de notre circuit. Nous descendons l'Esquilin en longeant le parc où se trouve des vestiges ayant appartenu à la Domus Aurea de Néron.

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Le Moyen-âge est pour Rome une période de déclin, surtout à partir du 12ème siècle où elle est soumise aux luttes d'influence, notamment entre la papauté et le saint empire romain-germanique. C'est pourquoi, il n'y a pas de grande cathédrale gothique. L'insécurité règne alors dans la ville et les riches familles aristocratiques (dévouées soit au pape, soit à l'empereur du Saint-Empire romain-germnaique) se font construire des tours défensives comme celle de la photo ci-dessus. La famille résidait dans les derniers étages tandis que les domestiques et les gens chargés de la protéger étaient dans les étages inférieurs. L'ennemi devait donc déployer beaucoup d'efforts avant d'arriver à ses fins.

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A un moment de notre descente, Roberta nous arrête au pied d'un escalier afin d'admirer quelques luxueuses villa de la Belle Epoque (voir photo ci-dessus). Nous reprenons notre marche ...

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Finalement, nous arrivons devant un bâtiment dont l'entrée est un peu en contre-bas par rapport à la rue. A l'invitation de Roberta, le groupe rentre à l'intérieur de ce bâtiment et nous nous trouvons à l'intérieur d'un cloître (voir photo ci-dessus).

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Au fond de celle-ci, nous voyons un édifice religieux à la façade austère (voir photo ci-dessus) : il s'agit de la basilique dédiée à Saint Clément.

Clément était un homme de Rome riche et instruit. Il fut l'un des premiers successeurs de Pierre mais on sait peu de choses de son pontificat en cette période de clandestinité pour l'Eglise de Rome.  La tradition orale rapporte qu'il fut condamné à l'exil, en Chersonèse (aujourd'hui Crimée) en raison de son activisme jugée contraire à l'ordre public. Cependant, il retrouva des chrétiens dans son pays d'exil et continua de plus belle son entreprise en faveur de la foi chrétienne. Au bout de vingt ans, le christianisme avait pris tellement d'importance qu'il fut condamné à mort. Pour son exécution, il a été jeté à la mer avec une ancre attachée au coup afin qu'il se noie. Toujours selon la tradition orale, des miracles se seraient ensuite produits à l'endroit de la noyade. Au 9ème siècle, ses reliques furent ramenées par Cyrille et Méthode (connus pour leur œuvre d'évangélisation des peuples slaves d'Europe central).

L'intérieur a conservé son plan basilical du 12ème siècle. Le pavement du sol est cosmatesque. Le sol n'est pas rigoureusement plat car cet édifice a été construit sur une basilique plus ancienne, datant du 4ème siècle, sans doute comblée avec du tout-venant.

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Au premier plan de la photo ci-dessus, on voit la schola cantorum, espace de la basilique réservé aux membres du clergé. Le mur de clôture est en marbre et appartenait à la basilique primitive. Au premier plan, à gauche, un chandelier a été érigé. Il porte le cierge pascal qui est allumé uniquement pour la fête de Pâques.

Au fond, on voit un baldaquin en marbre avec la représentation d'une ancre au milieu du fronton qui rappelle le martyr de Saint Clément. Derrière le baldaquin on voit l'abside ornée de mosaïques.

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Au creux de la calotte est représentée la crucifixion de Jésus (voir photo ci-dessus).

Des colombes se trouvent aux extrémité de la croix. Elles symbolisent les apôtres de Jésus (ceux qui sont envoyés par Jésus dans le monde entier pour annoncer la nouvelle alliance). Il n'y en a que onze, puisque le douzième apôtre, Judas, a trahi Jésus en le livrant aux chefs des prêtres du temple de Jérusalem, puis s'est donné la mort.

De part et d'autre de la croix sont représentés Marie, la mère de Jésus, et le disciple à qui Jésus confie sa mère juste avant sa mort (Jean 19.26-27). La tradition de l'Eglise de Rome veut que ce disciple soit Jean.

Au-dessus de la croix est représenté le paradis sous la forme d'un parasol, ainsi que la main de Dieu tenant une couronne. En dessous de la croix, une plante a été représentée : il s'agit d'une acanthe, plante vivace ornementale méditerranéenne. Elle symbolise la religion chrétienne (les feuilles étant ses membres). Plus bas encore, se trouvent des cerfs qui se désaltèrent, symbole de ceux qui aspirent à faire partie de l'Eglise (les catéchumènes), ce qui passe par une formation (le catéchisme) et le sacrement du baptême.

La mosaïque de l'abside offre donc une représentation de la hiérarchie spirituelle chrétienne.

Au bas de la calotte, en frise, les agneaux sortant de Jérusalem et de Béthléem, symboles de l'Ancien et du Nouveau Testament, représentent les disciples, tournés vers Jésus symbolisé par l'agneau de Dieu. Cette représentation allégorique se trouve aussi dans l'abside de Sainte Marie en Trastevere.

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Les fouilles menées en dessous de la basilique actuelle par des pères irlandais, ainsi que les travaux de consolidation de l'édifice, ont permis de mettre en lumière la basilique primitive du 4ème siècle. Certains n'hésitent pas à parler de palimpseste à propos cet édifice paléochrétien sur lequel on a superposé la basilique actuelle. La photo ci-dessus représente l'autel, ainsi que le baldaquin, de cette basilique paléochrétienne.

Roberta attire l'attention du groupe sur une des fresques, plutôt en bon état de conservation, illustrant la légende de Sisinius, préfet de Rome. Son épouse se rendait régulièrement à la messe célébrée clandestinement par le pape Clément. Sisinius pensait qu'elle allait voir un amant.

Pour mettre fin à ces escapades mystérieuses, il décida de la suivre et de procéder à l'arrestation des amants. Lorsqu'il arriva dans la maison où se rendait son épouse, il vit bien qu'elle se rendait à une messe (thème du tableau central de la fresque) mais ... pour retrouver son amant qui ne pouvait être que le pape Clément, étant donné son charisme. Quand il fut en face du pape Clément pour l'arrêter, Sisinius fut aveuglé soudainement (punition de Dieu ?). Néanmoins, il fit emmener Clément par ses serviteurs. Ensuite, il leurs demanda de le mettre dans un sac et de le jeter dans le Tibre afin qu'il soit noyé. Mais les serviteurs étaient impressionnés par ce miracle et jugèrent préférable de laisser partir Clément et de mettre à la place un morceau de colonne afin de donner le change à Sisinius. C'est le thème du tableau inférieur. Il est à noter que dans ce tableau les scènes sont commentées avec quelques phrases des protagonistes ce qui en fait sans doute une des premières bandes dessinées de l'Histoire. Roberta insiste sur le fait qu'il s'agit d'une des très rares manifestations écrites de la langue de transition entre le latin et la langue vulgaire.

Le plus extraordinaire est qu'il y a encore un autre niveau de construction en dessous ! Nous entendons d'ailleurs un écoulement d'eau qui se trouve en-dessous de la basilique primitive. Les fouilles ont mis en évidence que l'abside et la nef de la basilique primitive reposent sur deux maisons romaines du 1er siècle. Nous passons donc dans la nef latérale gauche (où se trouve la tombe de Cyrille) et descendons un escalier pour rejoindre le second sous-sol.

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La maison située en-dessous de l'abside a été transformée au 3ème siècle en sanctuaire païen (voir photo ci-dessus).

La salle est bien conservée et possède deux bancs de pierre latéraux pour l'accueil des adeptes. Elle a la forme d'une grotte afin de symboliser le cosmos. La stèle qui est placée au centre de la salle renvoie à Mithra, dieu d'origine indo-iranienne dont le culte remonte au moins au 14ème siècle avant J.-C. Cette religion est venue à Rome avec les soldats qui revenaient des campagnes d'Orient.

Mithra veille sur l'ordre du monde et assure sa survie en luttant contre les esprits mauvais, contre la sécheresse, la soif et la mort des troupeaux. Il a reçu aussi pour mission de redonner au monde sa force vitale.

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Pour s'acquitter de cette mission, il doit capturer un taureau et le sacrifier en l'égorgeant avec son glaive. La scène de l'égorgement est représentée sur la stèle (voir photo ci-dessus).

Le culte de Mithra, en passant de l'Orient à l'Occident (d'abord en Grèce puis à Rome), est devenu une religion à mystères. Lors de son initiation, le futur adepte, passant de l'obscurité à la lumière (symbolisée par le flambeau que tient Mithra dans certaines représentations), meurt symboliquement puis renaît à une vie autre. Les rites initiatiques exigeaient courage et endurance physique, valeurs qui séduisaient les soldats.

Outre la religion officielle romaine, la religion chrétienne a donc été en concurrence avec d'autres religions à ses débuts.

De l'autre maison, il ne reste que les murs. Ils sont épais : avant d'avoir à soutenir durant des siècles deux basiliques, ils ont peut être soutenus plusieurs étages auparavent. On trouve aussi quelques vestiges du pavement. Cette maison a été construite à côté d'un cours d'eau que l'on peut voir dans l'une des salles.

Pour plus de photos sur les trois niveaux de construction, vous pouvez aller sur le portail Internet www.sacred-destinations.com.

Je quitte la basilique Saint-Clément avec l'esprit fasciné par ce lieu où le temps s'est figé en strates successives dans le sol.

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Nous prenons un bus qui remonte le long de la via San Giovanni in Laterano. Nous descendons pour effectuer la dernière centaine de mètres qui nous sépare de notre destination finale. Au passage, Roberta nous montre le reste d'un aqueduc de la Rome antique, sur lequel s'adosse des bâtiments nettement plus récents (voir photo ci-dessus). Après la fossilisation du temps en couches successives à Saint Clément, nous avons ici des fragments de différentes époques qui constituent un pèle-mêle temporel original.

Pour satisfaire les besoins d'une population qui augmentait sans cesse, les romains construisirent des aqueducs afin d'amener l'eau des collines de la région aux fontaines, aux thermes publics et aux maisons privées de la ville. Le plus ancien  était l'Aqua Appia (-312 av. J.-C.). Au 2ème siècle de notre ère, les romains avaient déjà construits dix aqueducs fournissant au total environ 1 million de m3 d'eau par jour.
La plupart d'entre-eux étaient portés sur des arches à l'intérieur de la ville, comme celui que nous voyons en face.

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Nous arrivons sur la piazza di San Giovanni in Laterano conçu et réalisée par Dominico Fontana à la fin du 16ème siècle sur commande du pape Sixte Quint.

Au centre de cette place, s'élève un obélisque égyptien de granit, datant du 15ème siècle avant J.-C. Il est le plus haut de Rome. A son sommet, se trouve une croix posée sur une sphère, symbole de Jésus, sauveur du monde, de part son sacrifice sur la croix.

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Au fond de cette place (voir photo ci-dessus), se dresse le porche du transept droit de la basilique San Giovanni in Laterano (Saint-Jean-de-Latran). A l'extrémité gauche du porche, œuvre de Dominico Fontana, se trouve une statue en bronze du roi de France Henri IV.

Il est assez étonnant de trouver la statue d'un roi français dans ce lieu hautement symbolique pour l'Eglise de Rome. Selon un article publié dans Wikipedia, l'origine remonte à Louis XI qui avait accordé des droits au chapitre de Saint-Jean-de-Lateran, notamment la perception de revenu, sur l'abbaye de Clairac en Aquitaine. Cependant, l'essor du protestantisme dans cette région français provoqua l'interruption de cette source de revenus. Le roi Henri IV, d'origine protestante mais devenu catholique afin de pouvoir régner ("Paris vaut bien une messe") rétabli le chapitre de Saint-Jean-de-Lateran dans ses droits et revenus. Sensible à cette bienveillance vis à vis de l'Eglise, le chapitre fit donc élever une statue à l'effigie d'Henri IV. En outre, il attribua le titre de chanoine d'honneur ET, "last but not least", fait célébrer une messe pour la prospérité de la France, le 13 décembre, jour anniversaire du roi Henri IV.

Néanmoins, cette rente connue des hauts et des bas qui sont liés à l'histoire de la France : Louis XV l'augmenta, la Révolution française la supprimera, Louis XVIII la restaurera, le renversement de la monarchie en 1830 la supprimera à nouveau mais Louis Napoléon, devenu empereur la rétablira à nouveau, tandis que les républicains, suite à la chute de l'Empire, l'aboliront. Toutefois, l'Eglise de Rome n'est pas rancunière vis à vis de sa fille aînée, la France, et les dispositions arrêtées par le chapitre de Saint-Jean sont toujours en vigueur. C'est ainsi que le président de la République française, considéré par l'Eglise comme le successur des rois de France, se voit proposer le titre de chanoine d'honneur, lors de son arrivée au pouvoir. Les présidents de la 3ème et de la 4ème République ont décliné l'offre.

Mais il en est tout autre des présidents de la 5ème République qui ont vu leur pouvoir considérablement renforcé par la Constitution de 1958 : Charles de Gaulle, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac sont allés prendre possession de leur stalle, néanmoins en toute discrétion, les relations entre L'Etat français et l'Eglise de Rome étant un sujet à manier avec précaution, tandis que Georges Pompidou et François Mitterand ont accepté leur titre mais ne sont pas allés le prendre. Quant à Nicolas Sarkozy ... c'est de façon tonitruante qu'il est allé le chercher en prononçant une allocution dont on n'a pas fini de parler en France.

Le côté gauche est occupé par le palais du Latran (la façade est partiellement visible sur le côté de la photo ci-avant).  L'édifice actuel date de la fin du 16ème siècle et a été construit par Dominico Fontana, le palais médiéval ayant été détruit par un incendie lors de la période où les papes résidaient à Avignon. C'est dans ce palais que furent signés en 1929 les accords de Latran entre la Papauté et la République italienne. Il accueille le gouvernement du diocèse de Rome, dont le pape est le chef en tant qu'évèque de Rome. En raison de ses prérogatives, le pape confie la direction du diocèse à une autre personne qu'il désigne : il s'agit du vicaire de Rome.

Le côté droit de la place (en dehors du champ de la photo) donne sur le baptistère (lieu où les chrétiens s'immergèrent pour recevoir le baptême). Il a été adjoint au baptistère, deux chapelles dédiées respectivement aux Saints Jean-Baptiste et Jean l'Evangéliste.

Le nom de ce quartier, Latran, vient de Laterani qui le nom d'une grande famille de patriciens qui possédait à cet endroit un domaine. Sous le prétexte d'un complot ourdi contre lui, Néron fit saisir les biens de la famille et devinrent propriété impériale. Constantin est l'empereur qui a autorisé et favorisé le christianisme. Sur l'emplacement de la caserne de la garde prétorienne de Maxence, son rival, il fit construire une basilique qui fut consacrée par le pape Sylvestre 1er, en 324.

On devine le sentiment immense de joie qui a été éprouvé par les chrétiens suite à l'entrée dans Rome (en 312) de ce nouvel empereur qui mit fin aux persécutions et qui, l'année suivante (en 313) donna la liberté de culte (Edit de Milan) : finis les cultes célébrés clandestinement dans les maisons des particuliers, finis les supplices, finis les pleurs, finis les larmes ... finis tout ça !

Cette première basilique chrétienne est dédicacée au Saint-Sauveur. "Saint-Sauveur" est une autre façon de désigner Jésus en sa qualité de Christ c'est-à-dire sauveur du monde. Toutefois, cette dédicace est tombée en désuétude avec le temps au profit d'un nom d'usage emprunté à la dédicace du baptistère et du nom du quartier.

Nous passons sous le porche du transept. Celui-ci est fermé par des grilles car elle matérialise une frontière, celle qui en vertu des accords de Latran sépare la République italienne de l'Etat du Vatican. Un garde surveille l'entrée. Roberta nous rappelle les consignes vestimentaires du Vatican : les épaules doivent être couvertes, les jupes des femmes doivent descendre à la hauteur des genoux et les hommes doivent porter un pantalon (le bermuda est, en principe, non autorisé). Roberta met un châle sur ses épaules et le montre ostensiblement au garde en lui disant "Tu vois, aujourd'hui, j'y ai pensé". Le garde lui répond un peu accablé : "Ne m'en parle pas. Je n'arrête pas de me faire disputer. Les uns sont mécontents parce qu'ils me trouvent trop strict avec les vêtements, tandis que les autres me reprochent que je suis trop laxiste. Heureusement que je pars en vacances ce soir !".

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L'intérieur est extraordinaire ! De ma vie, je n'ai vu un édifice aussi raffiné. Roberta voit notre émerveillement et nous dit : "Vous êtes impressionnés par cette basilique ? Mais ce n'est rien par rapport à la basilique Saint-Pierre !".

La personne qui ne vit pas régulièrement dans cette ville exceptionnelle a tout de même de quoi être impressionnée car la basilique fait tout de même 130 m de long, ce qui la classe au deuxième rang des grands édifices religieux de Rome, après la basilique Saint-Pierre.

La basilique a subit dans le passé de nombreux dommages : d'abord les sacs de Rome par les barbares au 5ème siècle, puis un tremblement de terre au 9ème siècle qui la détruisit complètement, reconstruite entièrement au 10ème siècle, elle fut à nouveau détruite complètement au début du 14ème siècle par un incendie, puis un séisme au milieu du 14ème siècle, puis un autre incendie 12 ans après le séisme, et à nouveau restauré ! L'édifice actuel est le résultat d'une rénovation au 16ème siècle, donc dans l'époque baroque, réalisé par l'architecte Francesco Borromini, le concurrent du Bernin.

Les piliers de la nef centrale sont ornés chacun par la statue d'un apôtre. Ces statues ont été réalisées par des élèves du Bernin. Les colonnettes de marbre vert ont été récupérées de la basilique antique.

Il y a douze statues monumentales : ce sont les statues des apôtres. Celles représentant Paul et Pierre sont les plus proches du chœur de la basilique.

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La statue de Pierre tient les clés du salut des âmes et du Paradis, illustrant ainsi le verset 19 du chapitre 16 de l'évangile de Matthieu : "Je te donnerai les clés du Royaume des cieux. Ce que tu refuseras sur la terre, on le refusera dans les cieux. Ce que tu accueillera sur la terre, on l'accueillera dans les cieux".

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La statue de Paul tient une épée et un livre qui symbolise les Ecritures. Selon l'audioguide prêté par le Vatican au pèlerin visitant la basilique Saint-Pierre : le livre rappelle que Paul a été un important contributeur du Nouveau Testament puisque 13 des 21 épîtres lui ont été attribués, tandis que l'épée rappelle qu'avant sa conversion sur le chemin de Damas, il s'apprêtait à combattre les chrétiens avec les armes. Mais, la Parole de Dieu est plus forte que le glaive : elle va dans le cœur des hommes bien plus profondément que l'épée.

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En dessous du maître-autel, se trouve une petite crypte accueillant le tombeau de Martin V (voir photo ci-dessus), premier pape après le Grand Schisme d'Occident (période s'étalant de 1378 à 1417 où il y avait un pape à Rome et un autre à Avignon).

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Le baldaquin qui est au-dessus du maître-autel, est composé de deux étages, le premier étage est de style antique tandis que le second est de style gothique. Il date du 14ème siècle et les peintures datent de la Renaissance (voir photo ci-dessus). Des reliques des apôtres Pierre et Paul se trouvent dans le second étage.

Dans le cadre des travaux de rénovation de la basilique au 19ème siècle (commandés par le papa Léon XIII), le maître-autel a été revêtu de marbre. Au cours des travaux, on a découvert que l'autel de bois renfermait d'autres planches beaucoup plus anciennes, dont l'une appartient très probablement à l'autel où officiait le pape Sylvestre Ier.

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A cause des nombreux outrages du temps (voir précédemment), l'abside a été remaniée plusieurs fois. L'aspect actuel (voir photo ci-dessus) date des travaux de rénovation effectués sous l'égide de Léon XIII qui ont reculé l'abside afin que la basilique soit dotée d'un chœur plus vaste.

Au fond, se trouve la chaire épiscopale (qui se dit en latin "catedra"). C'est le siège sur lequel s'installe l'évêque pour présider une assemblée chrétienne. Elle représente le symbole de son « magistère », c’est-à-dire de l’enseignement des Evangiles qu'il est appelé, en tant que successeur des Apôtres, à conserver et à transmettre à la communauté chrétienne. Après les persécutions, le siège épiscopal a été mis derrière l'autel, au fond de l'abside de la basilique primitive. A ce titre, la basilique Saint-Jean de Latran est la cathédrale du diocèse de Rome, c'est à dire le lieu où l'évêque de Rome (qui n'est autre que le pape) exerce son ministère. Etant donné les charges et obligations de celui-ci, la gestion courante du diocèse est confiée à un "vicaire général".

A l'origine, l'évêque était élu par le clergé du diocèse. Le pape reste encore élu de cette façon car les électeurs du pape (les cardinaux) sont titulaires d'une église du diocèse de Rome, ce qui leur confère le statut de membre du clergé romain. C'est ainsi que l'archevêque de Paris, lorsqu'il est nommé "cardinal", devient titulaire de l'église Saint-Louis-des-Français ou que l'archevêque de Lyon, primat des Gaules, devient titulaire de l'église de la Trinité-des-Monts.

Le regard est attiré par le visage de Jésus qui se détache très nettement d'un fond doré. La première représentation en cette abside remonte au début de cette basilique. Peu de temps auparavant, les édifices publiques de Rome étaient ornées exclusivement d'effigies païennes. Le fait de voir pour la première fois une représentation de Jésus dans un bâtiment ouvert au public suscitait la surprise et le ravissement des chrétiens de l'époque. Au 13ème siècle, la mosaïque de l'abside fut refaite. Jacopo Torriti qui était en charge de cette rénovation , réussit à détacher la figure antique de Jésus et à l'insérer sur un fond doré qui se détache nettement du reste de la composition. Sans doute pour communiquer à l'observateur des sentiments similaires à ceux des premiers paroissiens.

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Jacopo Toriti a également refait à partir des modèles de l'époque paléochrétienne, la Croix et, en-dessous ce celle-ci, la Jérusalem céleste avec le palmier et le phénix, symboles de la Résurrection. Par contre les personnages qui sont de part et d'autres de la Croix ont été ajoutés par lui. De gauche à droite, nous avons : Paul, Pierre, Nicolas IV (en plus petit par rapport à Pierre), François d'Assise (le plus petit personnage), Marie, André, Antoine de Padoue (en plus petit par rapport à André), Jean le Baptiste et Jean l'Evangéliste.

Sur l'invitation de Roberta, le groupe part en direction de la porte centrale. Près de cette porte, mon regard est attiré par l'une des statues qui représentent les douze apôtres. Il s'agit de Barthélemy, qui, selon la tradition, a été écorché vif.

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Dans le canon de la messe, les douze apôtres sont désignés dans l'ordre suivant: Pierre, Paul, André, Jacques, Jean, Thomas, Jacques, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Simon et Taddée. Toutefois, cet ordre n'est pas toujours exactement suivi: Matthias, élu apôtre à la place de Judas Iscariote (Actes des apôtres, chap. 1er), remplace souvent Taddée; quelquefois Jacques le Mineur et Simon cèdent la place aux deux évangélistes Luc et Marc; Paul ne peut trouver place parmi les douze apôtres qu'en excluant l'un de ceux choisis par Jésus-Christ lui-même, tel que Jude, par exemple. Il est donc difficile de désigner les douze apôtres par leurs noms dans la statuaire des édifices religieux de l'Eglise de Rome. Toutefois, en général, les apôtres, portent les instruments de leur martyre ou divers attributs qui les font distinguer, ce qui permet de les désigner nominativement. Nous avons vu que Pierre a deux clefs tandis que Paul tient une épée. Dans le cas de Barnabé, il s'agit de la dépouille de sa propre peau afin de rappeler qu'il fut écorché vif avant d'être mis à mort, et du grand couteau qui servit à ce supplice.

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Nous quittons l'intérieur de la basilique et passons sous le porche. Je suis impressionné par la dimension des battants de la porte centrale. Roberta nous explique qu'ils s'agit de ceux de la porte centrale de la Curie du forum romain (que nous avons vu hier). Elles furent élargis d'une bordure marquée des étoiles du blason du pape régnant lors de ce déménagement (1656), Alexandre VII.

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Autre porte remarquable : la porte sainte (voir photos ci-avant), ouverte symboliquement par le pape au début de l'année jubilaire (voir commentaires au sujet de la porte sainte de Sainte-Marie majeure).

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Nous sortons du porche où se trouve sur la statue de Constantin qui non seulement est l'empereur qui a mis fin aux persécutions des chrétiens mais qui a été aussi le premier empereur chrétien puisque c'est dans cette basilique qu'il reçut, à la fin de sa vie, le baptême des mains du pape Sylvestre Ier.

Finalement, il y a une cohérence dans la statuaire des porches de la façade avant et du transept droit . L'un abrite, Constantin Ier qui, avec son édit de Milan de 313, autorisa la liberté de culte pour tous, y compris les chrétiens (le christianisme sera proclamé "religion officielle de l'Empire", plus tard, en 391, par Téodose Ier). L'autre abrite Henri IV qui, avec son édit de Nantes en 1598, autorisa la liberté de culte pour les protestants. Hasard ou démarche consciente du chapitre ? En tout état de cause j'y vois un message de tolérance et de liberté religieuse ! Et si Saint-Jean-de-Latran devenait le panthéon des personnes qui ont oeuvré pour cette noble cause ? Voici une bonne raison pour aller, demain, voir le pape et discuter de cette idée !

Nous descendons les marches de la basilique. Avant de la quitter, Roberta nous fait lire une inscription qui se trouve sur la base d'un des piliers du porche (voir photo ci-dessus) : "sacros lateran eccles omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput". La traduction en français est : "sainte église de Lateran, mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde". Aujourd'hui, l'Eglise catholique de Rome compte plus d'un milliard de personnes, réparties sur tous les continents, ce qui en fait une des grandes religions du monde contemporain. Que de chemin parcouru depuis l'époque paléochrétienne !

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La façade avant de la basilique date du 18ème siècle (voir photo ci-dessus). Au sommet de celle-ci trône une statue monumentale du Christ qui semble être dans les cieux. Elle est entourée par celles de Jean le Baptiste et Jean l'Evangéliste, ainsi que par d'autres saints de l'Eglise de Rome.

Nous nous éloignons de ce lieu ô combien historique ... et nous sommes maintenant à la fin de notre dernière visite guidée par Roberta.

Roberta, je te remercie chaleureusement pour tous ces exposés clairs et synthétiques que tu nous a prodigués durant ces trois demi-journées, consacrées successivement à la Rome antique, à la Rome baroque et à la Rome paléochrétienne.

Comme nous repartons vers la même station de métro que Roberta, nous faisons encore quelques pas ensemble, ce qui nous permet de profiter d'un petit plus.

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La muraille que nous voyons (voir photo ci-dessus) fait partie de l'enceinte de Rome construite au 3ème siècle par Aurélien. La porte est le résultat d'une ouverture de la muraille au 16ème siècle.

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Avant de franchir la muraille, Roberta nous invite à regarder la porte médiévale (voir photo ci-dessus).

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Voici la porte actuelle, vue de l'autre côté de l'enceinte.

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La porte médiévale, vue également de l'autre côté de l'enceinte.

Merci encore Roberta et au plaisir de se revoir !