28 octobre 2009
Les mausolées antiques de Rome
Un mausolée est un monument funéraire de grande dimension. Ce serait le roi Mausole qui aurait inauguré cette tradition funéraire en se faisant construire un tombeau monumental, à Halicarnasse (Turquie), au 4ème siècle avant J.C. Les guerres puniques aux 3ème et 2ème siècle avant J.C. conduiront à la disparition de Carthage et la domination de Rome sur le monde méditerranéen. Cependant, il s'agira essentiellement d'une domination militaire car au niveau de la culture, les romains seront influencés par les cultures de "l'Orient" grec, après avoir été modelés par la culture étrusque. La promenade que je vous propose va vous fournir un exemple de ces influences avec les mausolées de Rome.
Mausolée d'Auguste
L'édifice circulaire en ruine qui se trouve sur la rive gauche du Tibre, au bout de la via di Ripetta, l'une des trois voies partant de la piazza del Popolo, est le mausolée que fit construire Octave Auguste, pour lui et sa famille, après sa conquête du pouvoir et de l'Egypte, en 29 avant J.C. [1].
A l'époque, l'édifice se trouvait au nord du Champ de Mars, en dehors de la ville. Pendant la République, le Champ de Mars servait aux activités militaires (d'où son nom) : conscription, entraînement, etc. [1], sachant que les armes étaient interdites à l'intérieur de la cité.
L'historien Suetone rapporte qu'Octave avait visité le mausolée d'Alexandre le Grand (le Sôma), comme bon nombre d'hommes politiques et de généraux, tant grecs que romains [2]. Dans la pharsale de Lucain, on apprend que le monument se dressait sur un tumulus et avait la forme d'une tour de marbre surmontée d'un dôme pyramidal [2].
Compte tenu de la fascination qu'entretenaient les romains du début de l'Empire pour l'Egypte, il est fort probable que la conception du mausolée d'Auguste ait été influencée par celui d'Alexandre le Grand [1].
Le tambour extérieur fait environ 87 m de diamètre et presque 40 m de hauteur [3]. Il enveloppait une série de murs concentriques. Il était recouvert de plaques de travertin et de marbre [3].
Il était surmonté d'un tumulus de terre planté d'arbres et de plantes diverses qui rappelle les tumuli étrusques [5] [6].
Le tumulus était lui-même surmonté d'un bâtiment circulaire avec très probablement une statuaire à la gloire de l'empereur [3].
Après la mort d'Auguste, le monument a accueilli les cendres des membres de sa dynastie (les julio-claudiens), à quelques exceptions près comme Néron (pour cause de damnation votée par le Sénat après sa mort).
L'entrée du mausolée est orientée au sud. Autre signe de l'influence égyptienne, il y avait de part et d'autre deux obélisques [1].
Du temps du pape Sixte V, ils furent enlevés de l'édifice. L'un se trouve sur la place du Quirinal, tandis que l'autre se trouve sur la place de l'Esquilin qui est située derrière le chevet de la basilique Sainte Marie majeur [1] [3].
Au Moyen-Age, il servit de forteresse pour la famille Colonna puis il fut démantelé par Grégoire IX au 13ème siècle [4].
De l'autre côté de la via di Ripetta, se trouve un bâtiment construit en 1970 et qui abrite un autel dont la construction fut votée par le Sénat en 13 avant J.C. afin de célébrer la paix établie par Auguste (Ara Pacis Augustae) après ses campagnes victorieuses en Gaule et dans la péninsule ibérique.
L'autel fut consacré en 9 avant J.C. Sur les parois extérieures, il est représentée la procession fêtant le retour de l'empereur victorieux, suivi par des prêtres et par sa famille.
A l'origine, cet autel se trouvait sur la via Flaminia (actuelle via del Corso) au niveau du palais Fiano [5]. Dans les années 1930, le gouvernement fasciste italien fit déplacer les ruines sur l'emplacement actuel et le fit reconstruire avec les fragments retrouvés sur son emplacement original [3]. Certaines parties disparues ont été remplacées par des moulages [4].
Je vous invite à continuer de marcher le long des quais, en suivant le cour du Tibre.
Mausolée d'Hadrien - Château Saint Ange
De l'autre côté du Tibre, on voit un château d'allure médiévale qui ne manque pas d'intriguer l'observateur en raison des proportions du donjon. La raison est que celui-ci a été construit sur un mausolée dont la construction fut ordonnée par Hadrien en 123 après J.C. et achevée en 139 par son successeur, Antonin le Pieu [1].
A l'époque de l'empereur Hadrien, la rive droite du Tibre était encore constituée de jardins et de lieux de villégiature. L'emplacement du mausolée correspond au jardin de Domitien [1].
L'édifice était composé d'une base carrée de 89 m de côté environ surmontée d'une rotonde de 64 m de diamètre [5]. A l'instar du mausolée d'Auguste, il y avait un tumulus planté d'arbres et, au sommet, un autel carré au dessus duquel se trouvait un quadrige de bronze commandé par l'empereur portant la couronne solaire [5].
En faisant construire ce mausolée, l'empereur Hadrien voulait placer sa dynastie dans la continuité de celle fondée par Auguste [3]. C'est ainsi que les urnes d'Hadrien et de ses successeurs jusqu'à Septime Sévère (211 après J.C.) furent placés dans ce monumental édifice [4]. Par la suite, le mausolée connut des fortunes diverses : d'abord forteresse, Aurélien l'incorpora dans le système de défense de la ville, puis lieu de culte durant le bas Moyen-Age, prison pendant le haut Moyen-Age et enfin lieu de refuge pour le pape [5].
Pour faciliter l'accès au mausolée, Hadrien fit construire un nouveau pont sur le Tibre : "Pons Aelius". A l'époque de sa construction, il doublait un pont qu'avait fait construire Néron vers 60 [4]. Mais ce pont s'effondra au 4ème siècle [4]. Il devient ainsi le lieu de passage privilégié pour les romains qui voulaient se rendre au Vatican.
Aujourd'hui, seuls les trois arches médianes sont d'origine [5]. Les arches en extrémité ont été remaniées lors de la construction des digues du Tibre, au 19ème siècle [5].
Les dix statues d'ange qui sont de part et d'autre du pont datent de 1630. Elles viennent de l'école du Bernin [5]. Chacune tient un instrument de la Passion du Christ. Le parcours de la "via Crucis" [1] permet de voir (en partant de la rive gauche du Tibre) :
- à droite : un ange tenant un pilier symbolisant le poteau qui se trouvait dans la cour du palais de Pilate et où était attaché Jésus de Nazareth,
- à gauche : un ange tenant un fouet pour rappeler qu'il fut d'abord flagellé,
- encore à gauche : un ange tenant une couronne tressée avec des branches épineuses rappelant celle que les soldats romains mirent sur sa tête après la flagellation,
- à droite : un ange tenant une étoffe, "le suaire". Selon la tradition chrétienne, une femme prit son voile pour essuyer le visage de Jésus lors de son ascension du Golgotha.
- à gauche : un ange tenant la tunique que portait Jésus et qui lui fut enlevé avant d'être mis en croix.
- à droite : un ange tenant les clous pour la crucifixion.
- à gauche : un ange tenant une tablette, allusion à l'inscription dédicatoire que Pilate demanda de mettre sur la croix de Jésus.
- à droite : un ange tenant la croix pour le supplice de Jésus.
- à gauche : un ange tenant au bout d'un bâton une éponge imbibée de vinaigre afin de rappeler celui qui fut tendu à Jésus afin de calmer sa soif, juste avant de mourir.
- à droite : un ange tenant une lance, rappelant qu'après le supplice, Jésus n'eut pas les jambes cassées, comme pour les deux autres suppliciés, mais le flanc percé.
Il est à noter que les statues de l'ange tenant le pilier et de l'ange tenant le fouet ont été commandées quelques années après les huit autres [1].
Les statues de saint Pierre et saint Paul ont été mises à l'entrée du pont (côté Champ de Mars) en 1530, à la place de deux chapelles qui servirent de poste de tir à des arquebusiers pendant le siège du château en 1527 [1].
Le château médiéval doit son nom à une légende. En 590, le pape Grégoire Ier conduisait une procession en direction du Vatican afin d'obtenir l'arrêt d'une épidémie de peste qui ravageait alors la ville de Rome. Comme la plupart des processions pour la basilique Saint-Pierre, celle-ci passait par le pons Aelius [1]. La légende veut qu'un ange apparu au sommet du mausolée et remis son épée dans son fourreau. Cette apparition fut interprétée comme l'annonce de la fin de cette épidémie. En reconnaissance, le pape fit aménager une chapelle dédiée à l'ange à l'intérieur du mausolée [4]. La statue de bronze qui se trouve au sommet de l'édifice actuel rappelle cette légende. Elle date du milieu du 18ème siècle et a été réalisée par Pieter Van Verschaffelt [5].
Après avoir franchit la muraille d'enceinte, vous pouvez lever les yeux pour apprécier l'empilement des époques de l'Histoire à Rome : vous voyez un donjon médiéval construit sur un mausolée antique. On peut observer que le tambour était constitué par des blocs de péperin (pierre de couleur grise d'origine volcanique) et de tufs (pierre tendre, également d'origine volcanique, de couleur brunâtre [3] [4]. Il y avait aussi du travertin mais celui-ci a été enlevé par la suite.
L'entrée actuelle est surélevée de trois mètres au-dessus du sol antique [1],ce qui explique l'escalier de descente. Au fond du vestibule, se trouve une niche semi-circulaire à l'intérieur de laquelle devait se trouver une statue, sans doute celle d'Hadrien [1].
A droite du vestibule, il y a une rampe hélicoïdale qui conduisait à la chambre où était entreposées les urnes funéraires [4]. Les parois étaient recouvertes de marbre (on voit encore les traces des clous sur les murs), son parterre était recouvert d'une mosaïque dont on voit encore quelques fragments et le plafond était vraisemblablement orné de stuc [4].
Parvenu au bout de la rampe hélicoïdale, d'une longueur de 125 m [4], vous passez sur un pont qui enjambe la chambre funéraire impériale. Ensuite, il vous reste à gravir la rampe que fit construire Alexandre VI afin d'accéder à la partie supérieure du château [5].
La rampe Alexandre VI débouche sur une petite place, la Cour d'honneur, dite encore Cour de l'Ange (cortile dell Angelo) à cause de la statue qui a été déposée. Elle a été réalisée en marbre blanc par Raffaelo de Montelupo. Jusqu'en 1572, elle était au faîte du château [4].
Sur le chemin qui mène à la terrasse du château, vous pouvez admirer la loggia que fit construire le pape Jules II, ainsi que la vue offerte sur le pont saint Ange.
Profitez-en aussi pour regarder la muraille - construite par Léon IV au 9ème siècle - reliant le château au Vatican [4]. Elle s'appelle le "Passetto" car à la fin du 15ème siècle, le pape Alexandre VI fit aménager à son sommet un chemin permettant de passer du Vatican au château saint Ange en toute sécurité [4]. En 1527, le pape Clément VII utilisa ce passage pour fuir les troupes de Charles Quint [4] et trouver refuge dans le château.
La terrasse offre des vues magnifiques sur la ville de Rome et permet d'apprécier le caractère stratégique du mausolée d'Hadrien.
En direction du champ de Mars, on peut voir à gauche le dôme du Panthéon construit par Hadrien. Plus au fond, on devine le Vittoriano (monument élevé en l'honneur du roi Victor-Emmanuel II) et la colline du Capitole. A droite, on voit deux dômes d'église. Le plus grand est celui de l'église sainte Agnès qui se trouve sur la piazza Navona.
On peut voir aussi le Tibre et le pont que fit construire la nouvelle république italienne - le pont Vittorio Emmanuel II (encore lui) - en lieu et place de celui édifié par Néron au 1er siècle.
On a aussi une vue sur la colline du Vatican où a été édifiée la basilique saint Pierre et l'avenue qui y mène : l'avenue della Concilliazione, complètement envahie par la foule lors de la célébration des grandes fêtes chrétiennes.
Les mausolées d'Auguste et d'Hadrien sont les deux plus importants de Rome. Mais ce ne sont pas les seuls car au début de l'Empire ce n'est pas seulement Octave qui se fit construire un mausolée monumental mais toutes les personnes qui occupaient une place importante dans la société. Si vous allez de l'autre côté de la ville, en direction de Naples, alors vous trouverez deux mausolées, de taille plus modeste que ceux que vous venez de voir, mais qui témoignent de ce penchant de l'élite impériale pour le grandiose.
Mausolée de Cecilia Metella
Sur la via Appia Antica - route construite au 3ème avant J.C. durant le magistère de Appius Claudius Caecus [4] pour relier Rome à Naples - il existe plusieurs mausolées. Le plus imposant est celui qui a accueilli les cendres de Cecilia Metella, belle fille du célèbre Crassus qui participa au premier triumvirat (les deux autres membres étant Jules César et Pompée).
Le monument a été construit entre 10 et 15 avant J.C. Il est constitué par un socle carré surmonté d'un tambour [4]. Le diamètre est de l'ordre de 30 m et la hauteur de l'édifice était de 11 m. Au sommet du tambour se trouve un épitaphe qui rappelle l'identité de la défunte.
Au 14ème siècle, le mausolée est incorporé à la forteresse érigée par la famille Caetani qui le transforma en donjon [4], ce qui explique les crénelures du sommet. Cette forteresse permettait à cette famille d'avoir un contrôle sur l'accès de Rome par la via Appia Antica et d'imposer ainsi aux voyageurs le paiement d'un droit de passage.
Si l'histoire des us et coutumes funéraires à Rome vous intéresse alors vous pouvez profiter de votre présence sur la via Appia Antica pour visiter les catacombes. Ce sont les premiers cimetières entièrement réservés aux chrétiens de la ville. Il s'agit des catacombes de saint Calixte et de saint Sébastien. Elles ont été créées au 3ème siècle. A proximité, il y a aussi les catacombes de Domitille.
Mausolée de Caius Cestius
Sur la via Ostiensis (route d'Ostie), le magistrat Caius Cestius, mort en 12 avant J.C., se fit aussi construire un mausolée [4].
La forme pyramidale constitue l'originalité de ce mausolée car si les obélisques ne manquent pas à Rome, cette pyramide, en revanche, est unique en son genre et offre un témoignage supplémentaire de la fascination qu'exerçait l'Egypte sur la société romaine du temps d'Auguste.
A l'instar du mausolée d'Hadrien, la pyramide fut inclut dans l'enceinte d'Aurélien.
Autre curiosité permettant de conclure cette promenade dans le monde funéraire romain : le cimetière protestant qui se trouve derrière la pyramide.
Ce cimetière, encore appelé non-catholique (cimitero acattolico), a été créé sur un terrain appartenant à la papauté, à la fin du 18ème siècle, afin de recevoir les dépouilles des personnes qui n'étaient pas de religion catholique [7].Il est un témoignage de l'évolution des coutumes funéraires en Europe à la fin du 18ème siècle. Le cimetière est aménagé en parc à l'instar de nombreux cimetières anglais ou du cimetière du Père Lachaise à Paris [7].
Le site est recommandé aux amateurs de romantisme car, outre un cadre de verdure paisible et attachant, on y trouve les tombeaux de poètes anglais et allemands morts en Italie comme celui de John Keats ou de P.B. Shelley (son ami Lord Byron y fit graver quelques vers de Shakespeare [4]).
D'autres tombes moins connues mais tout aussi romantiques peuvent émouvoir le visiteur.
Cet havre de paix est aussi le paradis des chats qui jouissent d'une grande liberté, en vertu d'une loi régionale voté en 1997 interdisant à quiconque de les maltraiter et de les déplacer de leur habitat [8].
Le chat constitue également un témoignage vivant de l'influence qu'a exercé l'Egypte sur la société romaine car c'est son pays d'origine. Ils ont été rapidement appréciés des romains car ils préservaient les réserves de grains des rongeurs. A ce titre, ils étaient protégés par les empereurs romains [8].
Références
[1] Rome - Guides Gallimard - Dépôt légal 03-1996 - ISBN 2-7424-0196-2
[2] Tombeau d'Alexandre le Grand - Article de Wikipédia
[3] L'art de Rome - Marco Bussagli - Dépôt légal 2006 - ISBN 978-2-84-459-148-7
[4] Guide Vert Michelin consacré à Rome - Dépot légal 01-2008 - ISSN 0293-9436
[5] Rome - Guides Bleus - Hachette - Dépôt légal mai 1987 - ISBN : 2-01-012329-8
[6] Le Monde de ROME - H. Stierlin - Ed. Princesse - Dépôt légal juin 1982 - ISBN : 2-85961-098-7
Dans le chapitre consacré aux Etrusques, on voit des photographies de tombes étrusques à tumulus ombragées par des pins et des cyprès. La base circulaire est taillée dans le tuf (pierre volcanique de couleur sombre). Les photographies ont été prises dans la nécropole étrusque de Cervetti (Caere dans l'Antiquité).
[7] History of the cimetery - http://www.protestantcemetery.it
[8] Les Chats, empereurs de Rome - article de Jean-Jacques Bozonnet paru dans l'édition du 06/01/2005 du journal Le Monde
11 octobre 2009
Un homme peut le faire !?
C'est une image que m'a passée une de mes connaissances via Internet. Le seul ajout que j'ai fait est de masquer le visage de la personne de gauche afin de protéger son anonymat.
Comme souvent avec Internet, il faut toujours se demander si c'est de l'info ou de l'intox. Ici, cela pourrait être une mise en scène. En effet, la personne de gauche dont j'ai protégé l'anonymat porte un jean ce qui ne fait pas très sérieux pour une photo de mariage !
Mais on voit de tout dans la vie. Il ne faut pas juger les choses uniquement par rapport à ses propres valeurs. L'image peut donc être vraie. A chacun d'établir son intime conviction.
En tout état de cause, il faut toujours être prudent avec ce que l'on reçoit d'Internet, sans citation de source.
05 septembre 2009
Approfondir le Quirinal
Se promener sur la colline du Quirinal permet d'avoir de nombreux exemples de ce que l'art baroque a produit dans la ville de Rome. Personnellement la promenade dans la Rome baroque d'hier me donne envie d'aller plus loin. Voici mon programme si j'ai l'occasion d'y retourner.
Voir la fontaine de l'Acqua Felice qui se trouve en face de l'église santa Maria della Vittoria et voir Moïse (au centre de la fontaine)
En profiter pour revoir la chapelle Cornaro
Visiter le palazzo Barberini et apprécier l'escalier en colimaçon de Borromini.
Visiter la Galeria Nazionale del Arte Antica pour apprécier quelques chefs-d'oeuvre comme la Fornarina de Raphaël
et puis ne pas manquer le style décapant du Caravage avec la décapitation de Holopherne par Judith ...
Revisiter l'église San Carlo delle Quattro Fontane, petit bijoux d'esthétique de Borromini
Visiter l'église San Adrea al Quirinale conçu par son rival, Berninini
Aller à la piazza del Quirinale
Visiter le palazzo del Quirinale, modeste résidence estivale des papes jusqu'en 1870 (accueille maintenant la président de la République italienne).
29 août 2009
Promenade dans la Rome baroque
Depuis un an que j'attendais ce moment. Et je te renvoie enfin ... Rome.
Alors, on commence doucement avec un petit peu de baroque.
Venez ! Suivez le guide. Je vous emmène dans une ville que j'adore.
Auparavant, vous pouvez lire ce que j'ai écrit l'année dernière sur cette ville.
Santa Maria della Vittoria
Cette église qui se trouve sur la via XX settembre qui remonte la Quirinal, la colline la plus haute de Rome, a été construite au tout début du 17ème siècle par Carlo Maderno, un des architectes du baroque à qui on doit la façade de la basilique saint Pierre au Vatican. D'abord consacrée à Paul, l'église pris son nom actuel en 1622, après avoir reçu une image de Marie, à laquelle avait été attribuée la victoire catholique de la Montagne Blanche près de Prague (1620) [1].
Le fait de dire qu'elle marque l'apogée du baroque en Italie peut surprendre quand on se trouve à l'extérieur car la façade manque d'audace. Mais quand on y rentre ... on change d'avis. Alors suivez-moi !
Je vous invite à lever la tête pour admirer les fresques de la voûte (toute blanche à l'origine). On y observe une scène représentant une Vierge triomphant sur les hérésies, ainsi que son assomption [1].
Cependant, ce qui est le plus remarquable dans cette église est la première chapelle qui se trouve sur le côté gauche. Il s'agit de la chapelle Cornaro, du nom de famille noble vénitienne qui a financé les travaux et qui, en contre-partie, eut le droit d'avoir une chambre funéraire familiale en cet endroit. Il est vrai que les travaux qui s'étalèrent entre 1646 et 1652 (soit juste un an avant le décès de son commanditaire, le cardinal Federico Cornaro) coutèrent tout de même 12000 écus, ce qui a l'époque n'était pas une bagatelle [2].
La conception et la réalisation furent confiés au Bernin. L'artiste qui avait déjà pu exprimer ses talents dans la basilique saint Pierre trouve ici l'occasion d'aller encore plus loin en réunissant architecture, sculpture, décoration et peinture pour créer le ravissement du fidèle qui vient se recueillir.
Le thème choisi par le commanditaire est l'extase de Sainte Thérèse d'Avila.
Thérèse d'Avila (Espagne), née en 1515 et morte 1582, fut une grande réformatrice des couvents de femmes (les Carmes) et exprima avec force dans des écrits l'idéal de la vie monastique. Elle laissa aussi plusieurs écrits à portée mystique comme les Chemins de perfection ou les pensées sur l'Amour de Dieu [3].
Prenez le temps d'apprécier l'impression de souplesse communiquée par le travail du marbre : les vêtements de Thérèse et de l'ange, les nuages. Appréciez aussi la mise en scène réalisée le métal doré qui en conduisant la lumière de la fenêtre (cachée par la partie supérieure du baldaquin) donne le sentiment à l'observateur de la descente de l'Esprit-Saint symbolisée par les rayons du soleil.
Mais la mise en scène va plus loin. Si vous prenez un peu de recul tout en vous décalant par rapport à l'axe central de la chapelle alors vous pouvez voir simultanément le groupe sculpté central et les murs latéraux de la chapelle où apparaissent derrière un ornement qui fait penser à une loge de théâtre des membres de la famille Cornaro.
La statue de Thérèse réalisée par le Bernin n'est pas fidèle à l'aspect physique de la sainte femme. Pour s'en convaincre, on peut voir le portrait fait par Rubens ou lire ce qu'écrivait son confesseur, Francisco de Rivera, à propos de son aspect physique [2] : "Elle était de bonne stature, et au temps de sa jeunesse, belle, et encore au temps de sa vieillesse, elle supportait bien sa fatigue, le corps épais et très blanc, le visage rond et plein, de bonne taille et proportion [...]". Selon l'anecdote rapportée dans le guide du Routard [4], le génial sculpteur aurait pris comme modèle ... sa petite amie. Comme l'artiste était marié au moment des travaux (avec Caterina Tezio), nous allons supposer que la dite petite amie était sa femme. C'est le moins que l'on puisse faire dans un lieu tenu par une religion qui fait la promotion de la fidélité dans le mariage !
Cependant, on peut alors se demander si l'artiste en contemplant son œuvre pensait vraiment à ce qu'écrivait Thérèse d'Avila au sujet de son extase : "la douleur fut si grande que je criai à pleine voix ; mais en même temps, je sentis une douceur tellement infinie que je souhaitai que la douleur durât éternellement [...]". [5]. A chacun d'en juger.
Je vous laisse encore cinq minutes pour apprécier l'intérieur de cette église en vous attendant dehors.
Suivre ensuite la via Barberini.
La fontaine du Triton
A partir du 13ème siècle, les collines de Rome se repeuplent. Sur les pentes du Quirinal, les papes de la Renaissance font construire des routes et leur résidence d'été : le palais du Quirinal. Pour alimenter en eau ce nouveau quartier de Rome, Sixte Quint fit remettre en service l'antique aqueduc de l'Acqua Felice [6]. La fontaine que vous voyez sur cette place, la place Barberini, est le résultat d'une dérivation de cet aqueduc [7].
Cette fontaine a été réalisée par le Bernin en 1642-1643 [5]. La statue est celle d'un triton qui souffle dans un buccin comme pour annoncer le retour de l'eau dans ce nouveau quartier [7].
Le blason qui est entrelacé avec les queues des dauphins est celui des Barberini, reconnaissable aux abeilles qui sont le symbole de cette famille. Ils seraient aussi des symboles de la providence divine (Tetius) [5].
Après avoir fait les photographies d'usage, je vous invite à prendre la via di Quattro Fontana.
Palazzo Barberini
Au début du 17ème siècle, la campagne occupait encore les hauteurs du Quirinal et de riches familles avaient leur résidence secondaire.
En 1622, la vieille villa Sforza et le petit vignoble qui l'entourait furent achetés par la famille Barberini.
Séduit par le courant baroque, le cardinal Maffeo Barberini confia les travaux de restauration de la villa à l'architecte Carlo Maderno qui est l'un des premiers architecte baroque.
Durant les travaux, les besoins évoluèrent car le cardinal était devenu pape (Urbain VIII) : la famille avait maintenant besoin d'un palais qui assurent à la fois les fonctions d'habitation et de représentation. Compte tenu de la conformation du terrain qui empêchait de faire un palais d'un seul bloc comme le palais des Farnèse, Carlo Maderno opta pour la forme originale du H [7].
Carlo Maderno décéda avant la fin des travaux. Francesco Borromini qui avait déjà travaillé à certaines parties du projet espérait lui succéder. Hélas pour lui, la direction des travaux fut confier à Bernini.
Les deux hommes travaillèrent ensemble durant deux ans. Le Bernin acheva ensuite seul le palais.
La façade du corps central est du Bernin. L'évidement du porche au rez de chaussée et le triple niveau d'arcades, qui n'est pas sans rappeler le Colisée, communiquent au visiteur du palais des sentiments d'ampleur et de solennité [1].
La contribution la plus remarquable de Borromini est l'escalier en colimaçon de l'aile droite du palais à cause de son élégance [7].
Un autre grand nom du baroque romain a été mis à contribution. Il s'agit de Pierre de Cortone qui réalisa l'immense fresque du salon principal où l'exaltation d'un pape et de sa famille atteint un niveau exceptionnel grâce aux canons de l'art baroque.
Cette fresque est appelée "Le triomphe de la divine Providence". Il s'agit d'une allégorie où la divine providence triomphe du Temps et désigne l'emblème des Barberini à l'Immortalité [6].
Le palais - qui a été acquis par la République italienne en 1949 - abrite maintenant la Galerie Nationale d'Art Antique. On y trouve quelques chefs-d'oeuvre comme la Fornarina de Raphaël, le portrait d'Henri VIII de Hans Holbein le Jeune ou le portrait d'Erasme de Quentin Metsys [1].
Vous trouverez aussi le violent tableau du Caravage, autre artiste du baroque, appelé "Judith et Holopherne" montrant la dite Judith plongeant avec calme et détermination une épée dans la gorge de Holopherne afin de le décapiter.
Je vous propose de continuer à remonter la via delle Quattro Fontane
Carrefour des Quatre Fontaines
Vous êtes maintenant au point culminant de la colline du Quirinal.
La réurbanisation de la colline à la fin du 16ème siècle a été l'occasion pour le pape Sixte Quint de faire percer quatre rues rectilignes qui se rencontrent à ce carrefour appelé "Quatre Fontaines" en raison des fontaines qui en décorent les coins. Ces fontaines sont alimentés par l'Acqua Felice [6].
Ce carrefour offre au visiteur un petit festival de géométrie. Jugez-en plutôt.
Les pans des édifices situés aux angles de ce carrefour suggèrent un losange dont les diagonales sont les quatre rues.
Au centre de ce carrefour, on voit trois obélisques formant un triangle [1]. De part et d'autre de la via delle Quattro Fontane nous avons : à l'ouest, l'obélisque de la Trinité-des-Monts, et à l'est celui de la place de l'Esquilin. Perpendiculairement à cet axe nous avons au sud, à l'extrémité de la via del Quirinal, l'obélisque de la place du Quirinal (qui fut élevé au 18ème siècle [6]).
A l'angle sud-est du carrefour se trouve une petite église construite par Francesco Borrimini. Officiellement, elle est dédiée à saint Charles Borromée mais en raison de son adjacence avec le carrefour des Quatre Fontaines, les romains l'appellent San Carlo alle Quattro Fontane ou la surnomment même, San Carlino, en raison de sa petite taille.
Ô français : prenez garde à ne pas confondre avec Carlitto, surnom donné par un journal satyrique à un président de la République en raison de sa petite taille et de son attachement à une belle italienne du nom de Carla !
Cette église a été conçue par Borromini. Il débuta les travaux en 1638, mais il se suicida en 1667 avant d'achever la façade [1] [6]. On notera l'originalité de celle-ci (achevée en 1685 [6]) qui en alternant ligne concave et ligne convexe suggère un mouvement d'ondulation.
Si vous avez aimé le petit festival de géométrie du carrefour des Quatre Fontaines alors vous adorerez celui offert par l'intérieur de l'édifice où se mêlent et se conjuguent plan elliptique, croix grecque et octogone.
Vous remarquerez aussi l'absence de décorations de marbre et de peinture, contrairement à l'église santa Maria della Vittoria que nous venons de visiter. Ici le ravissement est beaucoup plus cérébral car l'artiste s'appuie sur un jeu rigoureux de lignes d'architecture qu'il brise et courbe [1]. Un des reproches qu'il faisait à Bernini était que ce dernier utilisait trop les effets d'exubérance [1].
Les passionnés de baroque pourront ensuite visiter l'église saint André du Quirinal (descendre la via del Quirinial), construite elle-aussi sur un plan elliptique, entre 1658 et 1678 [1], mais par le Bernin, soumis comme Borromini à la contrainte de l'exiguïté du terrain [6].
Ils pourront ainsi comparer les deux artistes et choisir celui qui leur semble être le plus bel édifice.
Références
[1] Guide Vert Michelin consacré à Rome - Dépot légal 01-2008 - ISSN 0293-9436 - page 296
[2] Transverbération de Sainte Thérèse - article de Wikipédia
[3] Thérèse d'Avila - article de Wikipédia
[4] Le guide du Routard - Hachette - Dépôt légal 09-2007 - ISBN 978-2-01-244146-0 - page 211
[5] Bernin - Le sculpteur du baroque romain - Rudolf Wittkower - Dépôt légal 06-2005 - ISBN 978-0-7148-9432-4
[6] Rome - Guides Gallimard - Dépôt légal 03-1996 - ISBN 2-7424-0196-2
[7] L'art de Rome - Marco Bussagli - Dépôt légal 2006 - ISBN 978-2-84-459-148-7
04 août 2009
Quand Vénus rencontre Lucifer
Texte provenant d'un courriel que j'ai reçu et qui demande d'être rediffusé, chose que je fais bien volontiers en essayant d'améliorer encore le message.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui ...
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas mon anniversaire, ni un autre jour spécial.
Nous avons eu notre première dispute hier dans la nuit et il m'a dit beaucoup de choses cruelles qui m'ont vraiment blessée.
Je sais qu'il est désolé et qu'il n'a pas voulu dire les choses qu'il a dites parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui.
Ce n'était pas notre anniversaire, ni un autre jour spécial.
Hier, dans la nuit, il m'a poussée contre un mur et a commencé à me frapper.
Ça ressemblait à un cauchemar.
Je ne pouvais croire que c'était réel.
Ce matin, je me suis réveillée le corps douloureux et meurtri.
Je sais qu'il doit être désolé parce qu'il m'a envoyé des fleurs aujourd'hui.
J'ai reçu des fleurs aujourd'hui et ce n'était pas la fête des mères ni un autre jour spécial.
Hier dans la nuit, il m'a battue de nouveau . C'était beaucoup plus violent que les autres fois.
Qu’est-ce que je deviendrai si je le quitte?
Comment faire vivre mes enfants?
Et les problèmes financiers?
Même si j’ai peur de lui, je suis tellement effrayée à l’idée de partir.
Mais, je sais qu’il est désolé parce qu’il m’a encore envoyé des fleurs aujourd’hui …
J’ai reçu des fleurs ce matin.
Aujourd’hui est un jour très spécial.
C’était le jour de mes funérailles car hier dans la nuit, il m’a finalement tuée …
Il m’a battue à mort … Si seulement j’avais trouvé assez de courage pour le laisser …
je n’aurais pas reçu de fleurs aujourd’hui …
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Certains comportements ou attitudes sont parfois symptomatiques d'une situation de violences conjugales.
Vous sentez-vous isolée ?
Redoutez-vous votre conjoint ?
VOtre conjoint est-il jaloux et possessif ?
Vous a-t-il menacé, humilié verbalement ou insulté ?
Vous reproche-t-il d'être la cause de son mécontentement ?
Si vous vous sentez concernée alors vous devez en parler. NE RESTER PAS SEULE. Appeler le 3919 (coût d'un appel local).
Il se peut que votre conjoint soit ce que l'on appelle en psychologie un pervers narcissique, c'est à dire un être doutant de lui et qui a besoin de se rassurer en rendant l'autre responsable de ses complexes et en le dominant. La forme la plus extrême de cette domination étant de vous donner la mort.
Selon la Fédération Nationale Solidarité Femmes (http://www.solidaritefemmes.asso.fr) il y a en France, chaque année, 1 femme sur 10 victime de violences conjugales.
Tous les 3 jours, une femme tombe sous les coups de son mari ou de son compagnon.
Qu'elle soit psychologique, verbale, physique, sexuelle, économique ou qu'il s'agisse de harcèlement, la violence conjugale peut concerner n'importe quelle femme, dans tous les milieux sociaux.
Il est donc essentiel d'en parler, d'agir ou de réagir. C'est ce que j'ai voulu faire en écrivant cet article.
Par ailleurs, même si des hommes ne meurent pas sous les coups de leur femme, vous pouvez, messieurs, vous posez ces cinq questions au sujet de votre conjoint. Le fait d'être un pervers narcissique n'est pas l'apanage des hommes.
Quelques faits divers (assez rares il est vrai) le démontrent.
(*) Par exemple, on peut citer l'affaire Le Scrill, objet de l'émission "faites entrer l'accusé", présentée par Christophe Hondelatte et qui a été rediffusée le mardi 18 août 2009.
17 juillet 2009
Elle et Lui
Les "bonnes phrases" du jour
Qui n'en a pas reçu dans sa boîte aux lettres électroniques de la part d'un (ou d'une) ami(e) qui veux vous faire sourire ?
Voici une sélection de quelques pensées sur le sujet inépuisable des relations entre homme et femme.
Les considérations sur l'argent...
Je pense donc je suis. Elle dépense donc elle est !
Ne vous mariez pas pour l'argent, vous pouvez emprunter à meilleur marché.
Les considérations sur le temps qui passe...
Ne soyez pas méchants avec les femmes. La nature s'en charge au fur et à mesure que le temps passe.
L'âge mur de l'homme s'apparente à celui des poires. Dans les deux cas, c'est la queue qui lâche.
Les considérations sur le "sexe" ...
Le sexe c'est comme une partie de carte. Si tu n'as pas un bon partenaire il vaut mieux avoir une bonne main.
Il n'y a pas de femmes frigides; ce sont les mauvaises langues qui disent ça !
La virginité ... c'est comme une mouche sur le dos d'une vache : un coup de queue ... et oupps !!!
Le sexe masculin est ce qu'il y a de plus léger au monde : une simple pensée le soulève!
Les considérations sur l'autre ...
Pourquoi, lorsqu'une femme te pose une question, tu n'as droit qu'à une seule réponse,.... celle qu'elle attend ?
Les femmes préfèrent être belles plutôt intelligentes car chez les hommes.... il y a beaucoup plus d'idiots que d'aveugles !
Les considérations sur la vie ...
Après l'amour, 10% des hommes se tournent vers le côté droit, 10% vers le côté gauche et le reste... retourne chez eux.
La fidélité, c'est quand l'amour est plus fort que l'instinct
14 juillet 2009
Fête nationale

Émerveillement des petits, ravissement des grands
Bonne fête la France !
N'oublie pas ce qui fait ta grandeur.
11 juillet 2009
Petites annonces originales
RENCONTRES
- Astronaute recherche femme lunatique.
- Artificier cherche femme canon.
- Sourd rencontrerait sourde pour trouver terrain d'entente.
- Jeune homme désintéressé épouserait jeune fille laide même fortunée.
- Abeille épouserait frelon. Lune de miel assurée.
EMPLOI
- Metteur en scène cherche nain pour rôle dans court métrage.
- On recherche deux hommes de paille (1 grand, 1 petit) pour tirage au sort.
- Cannibale mélomane cherche travail dans
opéra-bouffe.
- Offre bonne place de gardien de vaches. Paiement par traites.
- Inventeur produit amaigrissant cherche grossiste.
ACHAT - VENTE
- Cause fausse alerte, vends cercueil en ébène, jamais servi.
- Chien à vendre : mange n'importe quoi. Adore les enfants.
- A vendre robe de mariée portée une seule fois par erreur.
SERVICES
- Analphabète ? Ecrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir une brochure gratuite sur nos formations accélérées.
DIVERS
- Homme sans histoires recherche éditeur pour devenir écrivain.
- Souffrant d'insomnies, échangerais matelas de plumes contre sommeil de plomb
- Échangerais voiture de sport endommagée contre fauteuil roulant en bon état.
- Perdu partie haute d'un dentier....Merfi de le reftituer à fon propriétaire auffitôt que poffible.
C'était une sélection de petites annonces loufoques trouvées sur le site :
http://michbuze.club.fr/lavache/perles_petites_annonces.htm
08 juillet 2009
Travailler le dimanche ? Samedi rien !
C'est le titre du Canard Enchaîné de ce jour et je dis bravo à la Rédaction du journal pour exprimer en quelques mots ce que je pense d'une société où il n'y aurait plus de jour pour souffler et penser à autres choses qu'au travail et aux achats. Il faut disposer de temps pour nous rencontrer. Internet ne peut pas remplacer le besoin que nous avons de nous voir, de parler, de ressentir les émotions de l'autre.
Petite question : est-ce que les députés vont manifester leur solidarité en votant ce texte ... dimanche prochain ?
06 juillet 2009
Le glacier Hubbard
Depuis Vancouver, il est possible de remonter la côte jusqu'à Juneau, capitale de l'état d'Alaska, sur un bateau de croisière.
Le navire remonte vers le Nord en passant près des îles; il y en a de toutes les tailles: de la petite avec sa maison, aux très hautes avec des sommets enneigés, mais toutes sont recouvertes de végétation, de forêts de sapins.

Le point le plus intéressant est l'approche puis la contemplation du glacier Hubbard, un glacier qui descend jusqu'à la mer, des blocs de glace et de roches se détachent de ses falaises et la mer est recouverte de ces débris au milieu desquels le bateau avance, machines à l'arrêt. On est dans un silence total à contempler cette merveille : pas d'oiseau, pas de poisson, pas de bruit, que la nature des montagnes de la mer et des forêts.
Il arrive que les mots et les images ne suffisent pas à communiquer tout ce que l'on ressent. C'est ici le cas.





























































