30 octobre 2008
Qui était Jésus ?
Humour et religion. Le mélange est explosif et il est à manier avec précaution par le chimiste amateur, surtout en ce siècle dont Malraux a dit qu'il serait religieux ou pas. Cependant, j'aime les risques et je me lance en vous soumettant cette interrogation transmise par une amie et que j'ai un peu remaniée.
Qui était Jésus ?
Réponse : Jésus était un publicitaire, tsigane, juif, de couleur noire et d'origine italienne habitant la Californie
Démonstration :
Il y a 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Noir :
>>> 1. Il appelait tout le monde 'mon frère'
>>> 2. Il aimait faire du sport (surtout la marche à pied)
>>> 3. Il n'a pas eu un procès équitable .
Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Juif :
>>> 1. Il a repris l'affaire de son père
>>> 2. Il est resté à la maison jusqu'à l'âge de 33 ans
>>> 3. Il était très économe (il ne portait que les tuniques faites par sa maman)
Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Italien :
>>> 1. Il parlait avec les mains
>>> 2. Il buvait du vin à tous les repas
>>> 3. Il avait du succès auprès des femmes (même qu'il avait un fan-club à ses pieds le jour de ses adieux)
Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Californien :
>>> 1. Il avait les cheveux longs
>>> 2. Il aimait marcher pieds nus
>>> 3. Il a lancé une nouvelle religion !
Il y a aussi 3 bonnes raisons de penser que Jésus était Tsigane :
>>> 1. Il est né sans papier
>>> 2. Il aimait faire la fête tous les soirs
>>> 3. La police l'a arrêté dans un jardin public où il campait sans autorisation !
Il y a enfin 3 bonnes raisons de penser que Jésus était un publicitaire :
>>> 1. Son livre est n° 1 au hit-parade depuis sa parution
>>> 2. Ses successeurs ont créé un paradis fiscal
>>> 3. Après 2000 ans de réflexion, on débat
encore sur ce qu'il a voulu dire ...!
26 octobre 2008
Je suis dans la basilique Saint-Pierre du Vatican
J'écris mais comme je reçois très peu de commentaires, je ne suis pas sur d'être lu régulièrement par d'autres internautes. Je pense même que ce n'est pas le cas. Cet article est sans doute inutile voire dérisoire. Mais, comme je n'ai pas de certitude, je préfère le publier. Surtout que ce que j'ai à dire n'est pas long.
Donc, pour ceux qui me liraient régulièrement : vous n'avez pas manqué de remarquer une baisse de rythme dans ma production d'articles. En fait, ce n'est qu'une apparence car : Je suis à Rome.
Plus précisément, je suis au Vatican dans la basilique Saint-Pierre, depuis deux semaines.
Tous les soirs, je m'arrête sur un élément architectural ou artistique de cet édifice religieux qui est le plus grand du monde chrétien et je fais une petite conférence à des personnes imaginaires qui m'auraient choisi comme guide. Tous les soirs, je m'offre une à deux heures dans ce monde imaginaire que je me suis crée à partir de mon séjour à Rome en août dernier. C'est un grand délassement. Je dirai même une passion car j'ai souvent hâte d'être arrivé le soir pour retrouver mon petit monde.
C'est aussi un défi car il y a tellement de choses à dire sur cette basilique qui est à la fois un tombeau, un lieu de culte et un musée, son environnement immédiat, les papes et cette antique institution qu'est l'Eglise de Rome. Mon article qui figure au 13 août 2008 de ce blog fait déjà trente pages avec les photos. Et je n'ai pas fini ! D'ores et déjà, c'est le plus long de ce blog.
En d'autres temps, je me serai découragé. Cependant, ici, je me tiens à ma résolution d'écrire cet article. Il faut dire, que j'ai parlé de cet article à mon entourage et, un certains nombres de personnes, bien réelles, l'attendent ! Par ailleurs, le chantier de construction de cette basilique a duré près de 120 ans. Belle leçon de ténacité et je ne peux pas faire moins de prendre le temps qu'il faudra pour produire un article qui soit à la hauteur de cette ténacité et des prouesses des architectes et artistes qui ont œuvré à Saint-Pierre.
Autre défi supplémentaire, les personnes que j'ai contactées sont de différentes confessions religieuses : il ne faut pas que je verse dans le prosélytisme ce qui n'est pas facile quand l'art est ici utilisée justement à cette fin.
Voilà, je vous laisse et si vous le souhaitez alors n'hésitez pas à venir me voir dans cette basilique. Je serai content de m'interrompre dans mon immense chantier d'écriture et de discuter un peu avec vous. Bienvenu !
16 octobre 2008
France : 3, Tunisie : 1
Au vu du score de ce match amical, c'est à dire un match où il n'y a aucun enjeu, un match pour le plaisir de jouer, un match où chacune des équipes peut évaluer son niveau et voir les points qui sont à améliorer, on pourrait penser que c'est l'équipe de France qui a gagné.
En fait, mardi dernier, il y avait un autre match, c'était celui de l'Intelligence contre la Bêtise. Il faut admettre que la Bêtise a largement gagné ce soir là. En outre, si on considère que le match retour a eu lieu hier alors il faut reconnaître que la Bêtise a encore gagné et on peut comprendre que les supporters de l'Intelligence peuvent être découragés.
Hier soir, les deux entretiens de personnes reconnaissant avoir siffler la Marseillaise m'ont laissé perplexe. La première personne présentait son geste comme quelque chose de naturel puisque la France était "l'adversaire" durant ce match. La seconde personne a reconnu avoir sifflé la Marseillaise mais elle n'a pas donné d'explications sur sa motivation. Elle a préféré donner des explications : l'effet d'entraînement du groupe et le malaise des gens d'origine maghrébine dans les cités.
J'ai une pensée toute particulière pour les supporters de l'Intelligence qui se trouvent en Seine Saint Denis, ceux qui essaient de montrer qu'il n'y a pas que des mauvaises choses dans les cités de ce département. L'idée de Luc Besson de tourner un grand film avec des vedettes américaines à Montfermeil va dans le bon sens. Mais voilà, les supporters de la Bêtise ont sévi : incendie de voitures la veille du tournage et le metteur en scène qui se demande si il ne va pas tourner ailleurs. Avec le comportement crétin d'une partie du public dans le stade de France à Saint Denis, mardi dernier, la question d'organiser des matches à Saint Denis entre la France et un des pays du Maghreb va certainement se poser puisque ce genre d'incident s'est déjà produit dans le passé avec l'Algérie et le Maroc.
J'aimerais écrire d'avantage. Cependant, je suis tellement consterné par ces sifflets de la Marseillaise et abasourdi par les réactions inadéquates de nos dirigeants que je préfère m'arrêter et observer une période de silence. Sans doute est-ce la seule chose à faire pour le moment : réfléchir, prendre du recul puis agir. L'Intelligence y gagnera.
15 octobre 2008
La loi Taubira
Le 10 mai 2001, une proposition de loi déposée par Mme Christine Taubira, femme politique guyanaise, qualifiant la traite de crime contre l'humanité (voir annexe en fin de cet article), fut votée à l'unanimité par le Parlement.
Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne, commente cette loi, pour le supplément du journal "Le Monde diplomatique" de novembre 2007 consacré à l'histoire de l'esclavage :
"Le 10 mai 2001, la loi française a reconnu que la traite négrière transatlantique et l'esclavage constituent des crimes contre l'humanité. Très attendue, cette décision historique, adoptée à l'unanimité, a mis des mots sur l'indicible et condamné la barbarie.
L'esclavage fut avant tout un système politique, économique et juridique, dont le seul dessein était le profit. Cette gigantesque entreprise commerciale fondée sur la traite a permis le développement des capitalismes d'Europe. Pour perdurer, le système a dû justifier l'injustifiable, en diffusant une idéologie raciste que l'abolition de 1848 n'est pas parvenu à effacer de l'inconscient collectif. Le devoir de mémoire nous incombe à tous. C'est un impératif"
Pour illustrer ce qu'a été la tentative de justifier l'injustifiable, voici ce qui est écrit dans un manuel scolaire de 1910 intitulé "Atlas-Géographie ou Nouveau Manuel de Géographie générale", publié par la Librairie Catholique Emmanuel Vitte, destiné aux enfants voulant passer le brevet de capacité de l'enseignement primaire et aux enfants des classes moyennes de l'enseignement secondaire.
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Chapitre III : Géographie Politique
I. - Ethnographie
35. Bien que tous les hommes descendent d'un même père et d'une même mère, Adam et Eve, qui furent eux-mêmes crées de Dieu, on remarque cependant entre eux des différences plus ou moins profondes, dues à l'influence du climat, de la manière de vivre etc. De là vient que l'on partage ordinairement le genre humain en trois races principales : la race blanche, la race jaune et la race noire. Chacune de ces races se subdivivise en un certain nombre de familles, lesquelles comprennent à leur tour plusieurs peuples.
A. - Races et peuples
36. a) Race blanche. - La race blanche ou caucasique a pour caractères distinctifs la peau blanche (au moins dans les climats tempérés), le visage ovale, les cheveux fins et lisses, l'angle faciale (80° à 90°), les yeux horizontaux, le front droit et découvert. Elle a peuplé l'Asie occidentale et méridionale, l'Afrique septentrionale, l'Europe tout entière, et s'est répandue par migrations en Amérique, en Océanie et dans l'Afrique du Sud. Les peuples appartenant à cette race ont, de tout temps, marché à la tête de la civilisation et du progrès.
b) Race jaune. - Les peuples de race jaune ou mongolique se distinguent par la face large, les pommettes saillantes, les yeux petits, souvent obliques, le nez gros et épaté, les cheveux rudes et noirs, la barbe rare ; la couleur de la peau varie du jaune fauve au brun foncé. On les trouve principalement dans le nord et l'est de l'Asie, et une partie du nord de l'Europe et de l'Amérique.
c) Race noire. - La race noire ou nègre a le crâne étroit, le nez épaté, les mâchoires proéminentes, les lèvres épaisses, les cheveux courts, laineux et crépus, l'angle facial de 70° à 75°, la peau plus ou moins noire. D'une intelligence généralement peu développée, les individus de cette race vivent pour la plupart enfoncés dans les superstitions les plus grossières, et n'ont guère connu jusqu'ici que la souffrance, la honte et l'esclavage. La race nègre habite l'Afrique et l'Océanie.
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Voici ce que l'on peut lire dans un manuel scolaire depuis que la loi Taubira a été votée. Ce qui suit vient de "Histoire-Géographie", collection Martin Ivernel, publié chez Hatier à Paris en 2006.
La Traite des esclaves (XVIème - XIXème siècle)
Le commerce (ou traite) des esclaves entre l'Afrique et l'Amérique a duré du XVIème au XIXème siècle. Les navires venus d'Europe apportaient en Afrique des cargaisons de pacotilles et d'armes qu'ils échangeaient aux rois et marchands africains contre des esclaves. Ces derniers étaient ensuite transportés en Amérique.
Durant la traversée de l'Océan, la mortalité des esclaves était effrayante. A l'arrivée, ils étaient revendus aux colons du Brésil, des Caraïbes ou d'Amérique du Nord, souvent pour être employés dans les champs de coton ou de canne à sucre.
Les Arabes pratiquaient le commerce d'Afrique noire depuis le Moyen-Age (commerce transsaharien). La traite transatlantique pratiquée par les Européens s'est ajoutée à celui-ci. Elle a privé le sous-continent de millions d'habitants jeunes et vigoureux.
Pour illustrer cette synthèse, six documents sont présentés à l'élève.
1°) une reproduction d'un tableau du 19ème siècle représentant un convoi d'esclaves.
2°) les chiffres de l'esclavage :
- entre 1519 et 1675 : 1 million d'esclaves ont été transportés
- 75 % par des navires portugais
- 10 % par des navires anglais
- 10 % par des navires hollandais
- 5 % par des navires français
- entre 1676 et 1800 : 6,6 millions d'esclaves ont été transportés
- 40 % par des navires anglais
- 30 % par des navires portugais
- 15 % par des navires français
- 10 % par des navires hollandais
- 5 % par d'autres pavillons
- entre 1801 et 1867 : 3,4 millions d'esclaves ont été transportés
- 65 % par des navires portugais
- 15 % par des navires espagnoles
- 10 % par des navires anglais
- 10 % par des navires français
3°) le transport
Il s'agit d'un extrait de "Histoire de l'Afrique noire", J. Ki-Zerbo, publié chez Hatier en 1978
Le passage le plus poignant de cet extrait est est le suivant : "Aussitôt achetés, les Noirs étaient marqués au fer rouge aux initiales du propriétaire puis embarqués. Rasés et nus, couchés corps à corps, ils étaient si serrés qu'ils nageaient dans le sang, les vomissements, les déjections. Comme la traversée durait deux mois, on imagine la mortalité dues aux épidémies ! Avant l'arrivée, les malades étaient jetés à la mer."
4°) coupes et plans du Brookes, un navire négrier anglais
5°) une annonce pour une vente d'esclave aux Etats-Unis
Le titre de l'annonce qui date de 1784 est "Negroes for Sale"
"A Cargo of very fine stout Men and Women in good order and fit for immediate service, just imported from the Windward Coast of Africa in the ship Two Brothers".
6°) une gravure coloriée représentant une vente aux enchère d'esclave dans l'état de Virginie aux Etats-Unis
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Que de chemin parcouru entre ces deux manuels scolaires !
Toutefois, on voit que la nécessité du programme scolaire et la contrainte de ne pas alourdir un sac déjà lourd pour les épaules des collégiens en produisant un pavé conduit l'auteur du manuel à être très synthétique. Pour moi, il manque deux choses.
D'abord, il faudrait évoquer les conséquences sur l'Afrique de la traite transatlantique ce qui passe par la description de l'Afrique subsaharienne au XVIème siècle et de sa civilisation. Car il y a eu destruction d'une civilisation.
Ensuite, il faudrait expliquer aux enfants en quoi les théories racistes sont ineptes, contraires à l'Humanisme et conduisant aux pires abominations.
Concernant l'Afrique subsaharienne du XVIème siècle, Louise Marie Diop Maes, docteur d'Etat en géographie humaine, précise dans un article pour le supplément du journal "Le Monde diplomatique" de novembre 2007 consacré à l'histoire de l'esclavage qu'il existait des villes considérables pour l'époque (60000 à 140000 personnes), souvent dans le cadre de royaumes et d'empires remarquablement organisés. L'histoire de l'Afrique subsaharienne d'avant le XVIème siècle manque terriblement à tous. Mais en quoi le XVIème siècle est un tournant ? La réponse est donnée dans cet article : l'utilisation des armes à feu qui ont donné un avantage militaire majeure aux négriers face à des peuples qui en étaient dépourvus. Comme les américains ont pratiquement détruit la civilisation indienne au XIXème siècle, les royaumes ou empires musulmans ou chrétiens ont vampiriser l'Afrique. La déshérence de l'Afrique n'a pas pour origine de prétendues caractéristiques biologoqies ou biométriques des populations comme les théories racistes occidentales voudraient le faire croire mais est due à une avance technologique dans le domaine de la guerre.
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ANNEXE : Texte initiale de la loi Taubira déposée sur le portail Internet "Légifrance"
Le 12 octobre 2008
JORF n°119 du 23 mai 2001
Texte n°1
LOI
LOI no 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité (1)
NOR: JUSX9903435L
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1er
La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du xve siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l’humanité.
Article 2
Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l’esclavage la place conséquente qu’ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l’esclavage sera encouragée et favorisée.
Article 3
Une requête en reconnaissance de la traite négrière transatlantique ainsi que de la traite dans l’océan Indien et de l’esclavage comme crime contre l’humanité sera introduite auprès du Conseil de l’Europe, des organisations internationales et de l’Organisation des Nations unies. Cette requête visera également la recherche d’une date commune au plan international pour commémorer l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage, sans préjudice des dates commémoratives propres à chacun des départements d’outre-mer.
Article 4
Le dernier alinéa de l’article unique de la loi no 83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l’abolition de l’esclavage est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :
« Un décret fixe la date de la commémoration pour chacune des collectivités territoriales visées ci-dessus ;
« En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l’abolition de l’esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large ;
« Il est instauré un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d’associations défendant la mémoire des esclaves, chargé de proposer, sur l’ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations. La composition, les compétences et les missions de ce comité sont définies par un décret en Conseil d’Etat pris dans un délai de six mois après la publication de la loi no 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. »
Article 5
A l’article 48-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, après les mots : « par ses statuts, de », sont insérés les mots : « défendre la mémoire des esclaves et l’honneur de leurs descendants, ».
La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.
Fait à Paris, le 21 mai 2001.
Jacques Chirac
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
Lionel Jospin
La garde des sceaux, ministre de la justice,
Marylise Lebranchu
Le ministre de l’intérieur,
Daniel Vaillant
Le ministre de l’éducation nationale,
Jack Lang
Le ministre des affaires étrangères,
Hubert Védrine
La ministre de la culture
et de la communication,
Catherine Tasca
Le ministre de la recherche,
Roger-Gérard Schwartzenberg
Le ministre délégué
chargé des affaires européennes,
Pierre Moscovici
Le secrétaire d’Etat à l’outre-mer,
Christian Paul
(1) Travaux préparatoires : loi no 2001-434.
Assemblée nationale :
Propositions de loi nos 792, 1050, 1297 et 1302 ;
Rapport de Mme Christiane Taubira-Delannon, au nom de la commission des lois, no 1378 ;
Discussion et adoption le 18 février 1999.
Sénat :
Proposition de loi, adoptée par l’Assemblée nationale, no 234 (1998-1999) ;
Rapport de M. Jean-Pierre Schosteck, au nom de la commission des lois, no 262 (1999-2000) ;
Discussion et adoption le 23 mars 2000.
Assemblée nationale :
Proposition de loi, modifiée par le Sénat, no 2277 ;
Rapport de Mme Christiane Taubira-Delannon, au nom de la commission des lois, no 2320 ;
Discussion et adoption le 6 avril 2000.
Sénat :
Proposition de loi, adoptée avec modifications par l’Assemblée nationale en deuxième lecture ;
Rapport de M. Jean-Pierre Schosteck, au nom de la commission des lois, no 165 (2000-2001) ;
Discussion et adoption le 10 mai 2001.
13 octobre 2008
Croire ou ne pas croire
Voici une petite histoire qu'une amie m'a envoyée et que j'ai retravaillée tout en gardant la trame et la chute...
Un athée se promenait dans les bois tout en s'extasiant devant la nature : « Quels arbres majestueux, quelle puissante rivière, quels beaux animaux! » Se disait-il.
Comme il marchait le long de la rivière, il entendit un sourd grognement provenant d'un buisson à proximité.
Il jeta un œil dans cette direction et vit un énorme grizzly de plus de 2 m de haut qui s'apprêtait à le charger.
Il courut aussi vite qu'il le pouvait dans un petit sentier, regarda par-dessus son épaule et réalisa que l'ours le talonnait.
Il trébucha et tomba sur le sol.
Il roula sur lui-même et comme il tentait de se relever, il vit l'ours au-dessus de lui, la patte droite prête à le frapper!
À cet instant, l'athée s'écria: « Oh, mon Dieu ! »
Le temps s'arrêta, l'ours se figea et la forêt devint silencieuse.
Une lumière vive apparut près de l'homme et une voix vint du ciel :
« Tu as nié mon existence durant toutes ces années et attribué la Création à un accident cosmique. Dois-je t'aider à te sortir de cette situation ? Penses-tu que je puisse te considérer comme un homme ayant foi en moi ? »
L'athée regarda vers la lumière et répondit humblement :
« Il serait déplacé de vous demander de me considérer comme un bon chrétien, mais peut-être pourriez vous rendre l'ours … croyant ? »
« Très bien », répondit la voix céleste.
La lumière s'éteignit, la forêt reprit son chant.
L'ours descendit sa patte, se pencha la tête et tout benoîtement joignit ses deux pattes en murmurant :
«Seigneur, bénissez ce repas.»









